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OpenClaw sur VPS : installation complète, sans Mac mini

Installez OpenClaw sur un VPS Linux en moins d'une heure : prérequis, commandes, sécurisation et comparatif face à l'achat d'un Mac mini.

  • 8 min de lecture
  • Sarah Belkacem
OpenClaw sur VPS : installation complète, sans Mac mini

Pour faire tourner OpenClaw en continu, un VPS Linux suffit. Vous n'avez pas besoin d'acheter un Mac mini : l'agent appelle des modèles de langage via API, il ne calcule pas lui-même, et un serveur de 2 vCPU avec 4 Go de RAM le fait vivre sans effort.

Ce guide couvre le raisonnement (pourquoi le VPS gagne), puis l'installation pas à pas, la sécurisation et le dimensionnement. Si vous voulez passer directement à l'action, les offres VPS pour OpenClaw sont prêtes pour ce usage.

Pourquoi ne pas acheter un Mac mini à 600 $

Le réflexe est courant : on voit des démos d'OpenClaw sur un Mac mini posé sur un bureau, et on se dit qu'il faut le même. C'est une confusion entre ce qui est pratique pour une démo et ce qui est pertinent pour une production. Un agent personnel doit répondre à 3 h du matin, pendant vos vacances, même si votre box redémarre.

Un Mac mini, c'est un achat de plusieurs centaines de dollars (autour de 600 $ pour l'entrée de gamme), payé d'un coup, avant même d'avoir vérifié que l'outil vous sert vraiment. Et la facture ne s'arrête pas là : électricité, connexion domestique, IP dynamique, coupures, mises à jour macOS qui redémarrent la machine, et personne pour la remettre en route si elle se fige.

Pour ce que fait OpenClaw, cette puissance est gaspillée. Les modèles (Claude, GPT et autres) tournent chez leur fournisseur. Votre machine orchestre : elle garde la passerelle (gateway) ouverte vers WhatsApp, Telegram ou Discord, exécute des outils, stocke la mémoire et les journaux. C'est un travail de serveur, pas de poste de travail.

Mac mini ou VPS : le comparatif

CritèreMac mini à la maisonVPS Linux
Investissement initialAchat du matérielAucun matériel, abonnement mensuel
Disponibilité réseauDépend de votre boxConnexion datacenter, IP fixe
Adresse IPSouvent dynamiquePublique et stable
Redémarrage / panneVous intervenez sur placeConsole et accès distant
ÉvolutionRemplacer la machineMonter de gamme en quelques clics
Isolation de vos données persoMême réseau que vos appareilsEnvironnement séparé
Essai sans engagement lourdNonOui, vous arrêtez quand vous voulez

Ce dernier point pèse le plus. Un VPS se teste, se détruit, se recrée. Un Mac mini, une fois acheté, reste sur votre bureau.

Ce qu'il faut pour héberger OpenClaw

OpenClaw est une application Node.js. La documentation officielle demande une version récente de Node (22 ou plus, vérifiez la page d'installation, elle évolue). Aucun GPU n'est nécessaire tant que vous utilisez des modèles via API.

Pour le dimensionnement, voici une base réaliste :

  • 1 à 2 vCPU et 2 Go de RAM : suffisant pour un agent personnel avec un ou deux canaux de messagerie.
  • 2 à 4 vCPU et 4 Go de RAM : confortable si l'agent pilote un navigateur headless, des tâches planifiées ou plusieurs canaux.
  • Stockage SSD de 40 Go ou plus : les journaux, la mémoire et les sessions grossissent avec le temps.
  • Ubuntu 24.04 LTS ou Debian 12 : les distributions les mieux documentées pour ce type de déploiement.

Si vous envisagez de faire tourner des modèles locaux (Ollama, par exemple), le calcul change : il faut beaucoup plus de RAM, voire un GPU. Pour l'usage courant d'OpenClaw avec une clé API, ce n'est pas nécessaire. Un VPS Linux standard fait l'affaire.

Installer OpenClaw sur un VPS, étape par étape

On part d'un VPS Ubuntu 24.04 neuf, avec un accès root par SSH.

1. Préparer le système et un utilisateur dédié

Ne faites pas tourner un agent capable d'exécuter des commandes sous root. Créez un utilisateur à part.

Bash
apt update && apt upgrade -y adduser claw usermod -aG sudo claw

Copiez ensuite votre clé SSH vers ce compte et testez la connexion avant de continuer :

Bash
rsync --archive --chown=claw:claw ~/.ssh /home/claw

2. Activer un pare-feu minimal

Bash
ufw allow OpenSSH ufw enable ufw status

Notez ce que l'on n'ouvre pas : le port de la passerelle OpenClaw. Nous y revenons dans la partie sécurité.

3. Installer Node.js

Passez sur le compte claw (su - claw), puis installez Node 22 depuis NodeSource :

Bash
curl -fsSL https://deb.nodesource.com/setup_22.x | sudo -E bash - sudo apt install -y nodejs node -v

4. Installer OpenClaw et lancer l'assistant

Le script officiel d'installation se charge du reste :

Bash
curl -fsSL https://openclaw.ai/install.sh | bash openclaw onboard --install-daemon

L'assistant d'onboarding vous demande votre fournisseur de modèle (clé API), les canaux à connecter et installe un service qui relance l'agent automatiquement. Lisez la sortie : si la syntaxe d'une option a changé, la documentation officielle fait foi.

5. Garder le service actif après la déconnexion

Si le démon est installé en service utilisateur systemd, il doit survivre à la fermeture de votre session SSH :

Bash
sudo loginctl enable-linger claw systemctl --user status openclaw-gateway

Le nom exact de l'unité peut varier selon la version. Vérifiez avec openclaw gateway status et openclaw doctor, qui signale les problèmes de configuration courants.

Sécuriser l'agent : le point qui compte vraiment

Un agent qui lit vos messages et exécute des actions est une cible de choix. La règle est simple : l'interface de contrôle ne doit jamais être exposée en clair sur Internet.

Par défaut, la passerelle écoute en local (le port 18789 dans les versions récentes). Laissez-la ainsi et accédez-y par un tunnel SSH depuis votre poste :

Bash
ssh -N -L 18789:127.0.0.1:18789 claw@IP_DU_VPS

Vous ouvrez ensuite http://127.0.0.1:18789 dans votre navigateur local. Rien n'est publié, rien n'est à protéger côté pare-feu.

Quelques réflexes complémentaires :

  • Désactivez l'authentification SSH par mot de passe (PasswordAuthentication no dans /etc/ssh/sshd_config) et gardez uniquement les clés.
  • Installez fail2ban pour freiner les tentatives de connexion automatisées.
  • Limitez les droits de l'agent : un accès sudo sans mot de passe pour un agent est rarement une bonne idée.
  • Définissez une liste d'expéditeurs autorisés sur vos canaux de messagerie, pour que personne d'autre ne puisse lui parler.
  • Surveillez les dépenses côté fournisseur d'API : posez une limite mensuelle sur votre clé.

Si votre agent est exposé à du trafic public (webhooks, par exemple), une protection réseau supplémentaire a du sens : voyez les VPS avec protection anti-DDoS.

Mises à jour, sauvegardes et supervision

Un agent installé et oublié devient vite un problème. Prévoyez trois choses dès le premier jour.

Mises à jour. Activez unattended-upgrades pour les correctifs système, et mettez OpenClaw à jour à la main de temps en temps (npm update -g openclaw ou relancez le script d'installation), en lisant les notes de version : le projet évolue vite.

Sauvegardes. La configuration et la mémoire de l'agent vivent dans le répertoire ~/.openclaw. Une archive quotidienne copiée hors du serveur suffit :

Bash
tar czf /tmp/openclaw-$(date +%F).tar.gz -C ~ .openclaw

Ajoutez aussi un instantané de votre VPS avant toute mise à jour majeure. Sur une machine physique à la maison, cette marge de manoeuvre n'existe tout simplement pas.

Supervision. Consultez les journaux avec journalctl --user -u openclaw-gateway -f et mettez en place une alerte simple (un ping externe, un message Telegram en cas d'arrêt).

Choisir son VPS OpenClaw

Trois critères comptent : la RAM (ne descendez pas sous 2 Go), l'espace disque NVMe ou SSD, et la localisation. Si vos canaux et vos utilisateurs sont en Europe, un serveur en France ou en Allemagne garde vos données dans le cadre européen, ce qui simplifie les questions de RGPD quand l'agent manipule des messages personnels ou clients.

Chez Infrawire, la page VPS OpenClaw regroupe les offres adaptées : vous choisissez la taille, vous obtenez un accès root, et vous suivez le guide ci-dessus. Si l'agent devient central dans votre activité, vous montez de gamme sans réinstaller. Et si vous constatez que l'outil ne vous convient pas, vous arrêtez le serveur, sans avoir un boîtier à revendre.

Pour aller plus loin sur l'administration d'un serveur Linux, la section tutoriels détaille SSH, pare-feu et sauvegardes.

FAQ

Oui. OpenClaw est une application Node.js qui fonctionne sous Linux, macOS et Windows (via WSL2). Certaines fonctions liées à l'écosystème Apple, comme iMessage, demandent un Mac. Pour WhatsApp, Telegram, Discord et la plupart des usages courants, un VPS Linux convient.

Comptez 2 Go de RAM et 1 à 2 vCPU pour un usage personnel simple. Passez à 4 Go si l'agent pilote un navigateur ou gère plusieurs canaux. Le goulot d'étranglement est rarement le processeur, car les modèles tournent chez le fournisseur d'API.

Non, tant que vous utilisez des modèles hébergés par un fournisseur via une clé API. Un GPU ne devient utile que si vous exécutez vous-même de gros modèles en local, ce qui est un autre projet avec d'autres besoins matériels.

C'est sûr à condition de le configurer correctement : utilisateur dédié, passerelle écoutant en local, accès par tunnel SSH, authentification par clé, expéditeurs autorisés et limite de dépenses sur la clé API. L'erreur classique est d'ouvrir le port de contrôle à tout Internet.

Oui. Il suffit de sauvegarder le dossier ~/.openclaw, d'installer OpenClaw sur la nouvelle machine et de restaurer l'archive. Sur un VPS, vous pouvez aussi souvent changer de gamme directement sans repartir de zéro.

Sarah Belkacem

Auteur

Sarah Belkacem

Responsable marketing, Infrawire

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